Négociations gouvernementales
“Le cap symbolique BHV franchi, tout est possible”
Trois questions cruciales posées à Joseph George :
1. A-t-on vraiment frôlé le pire pour l’avenir du pays mercredi?
>1. “Oui, on a frôlé la catastrophe.
Le problème, c’est qu’en Wallonie, on ne se rend pas toujours compte du danger latent. Savez-vous que sur les 88 députés flamands de
la chambre des représentants, 40 élus sont de la N-VA, du VlaamsBelang ou de la liste DeDecker, et donc clairement séparatistes?
Alors de nouvelles élections n’auraient fait que les renforcer, c’était un gros danger! Mercredi a donc été un jour très important. Il fallait absolument sortir de BHV pour aborder les autres points. Donc oui, j’ai eu peur avant que la nouvelle tombe sur l’accord. Mais comme
je dis souvent, c’est dans les moments où les choses sont les plus dramatiques qu’on peut encore y trouver de l’espoir. La preuve! ”
2. Qui est réellement gagnant dans ce
premier accord sur BHV?
>2. “Cela s’est fait dans le respect, donc c’est forcément un bon accord.
C’était un point important à passer car le dossier BHV plombait depuis trop longtemps les négociations.”
3. Si cela a été aussi compliqué et aussi long pour trouver une solution sur BHV, n’est-ce pas illusoire de croire en l’avenir du reste des négociations?
>3. “Le reste des points des négociations aussi difficile? Non, que du contraire! Lorsqu’il y a eu la crise financière, le gouvernement a su
réagir directement et très rapidement pour sauver nos banques. En quelques semaines, cela était fait, car c’était pour le bien du pays.
Ici, c’est pareil.
Évidemment, dès qu’on parle d’argent, c’est toujours compliqué, surtout que la loi de financement est un gros dossier, mais je suis confiant
dans les futures négociations. Maintenant, soyons clairs aussi: oui, il faut garder le principe de la solidarité, cher à notre pays, mais la
Wallonie doit à présent prendre ses responsabilités! Il y a beaucoup de choses à simplifier ou à changer dans notre système. Il faut donc avancer dans ces dossiers. BHV était ce qui empoissonnait le plus les négociations. À présent, il faut rester solidaires surcettepremièrebaseet continuer à avancer.” «
VENDREDI 16 SEPTEMBRE 2011 - La Meuse Huy-Waremme

